Dans la tête de Jonathan

Pierre DESPROGES

L'évolution de la pensée présituationiste entre l'école hégélienne et le négativisme de l'infrastructure néo-nietzschéenne a-t-elle, consciemment ou non, influencé la carrière de Raymond Poulidor.

Caméra Café

Hervé Dumont : Tout passe, tout lasse, sauf la classe !

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Le premier tour d’un championnat est toujours délicat à appréhender : entre le point rouge, la performance et le recul nécessaire pour ne pas se brûler les ailes de suite et anéantir ses chances pour la suite de l’épreuve. Le dosage est sensible, subtile. En plus, j’ai modifié deux choses dans mon jeu dont une depuis peu.
La première vient du stage avec Francis Forton qui est d’exécuter un limage court sur le “peu de bille”. Confirmation faite lors de mon arbitrage en Coupe du Monde à La Baule, la maîtrise des meilleurs mondiaux sur le “peu de bille” est diabolique. Une finesse, bah, c’est une finesse, ce n’est pas un “petit quart de bille”. L’idée plus générale est de porter toute son attention sur la quantité puis la vitesse.
La deuxième est la gestuelle. Il faut que j’améliore cet aspect, je ne peux pas aller vers ma chaise lorsque des croisés en demi-coulé se présentent, je dois m’approprier une mécanique plus souple, moins heurtée. Par conséquent, je desserre légèrement la main tenant le fût. Le dernier entraînement n’a pas porté ses fruits, les trajectoires sont plus longs, je suis quelque peu perdu. Et, il y a des points où il faut une mécanique moins souple et plus heurtée, il faut que je trouve le bon équilibre. Bon allez, place à la compétition, direction : Laxou.

Tour 1 - Face à Michel Dauphin, je réalise un match des plus classiques. La performance n’est pas au rendez-vous, je cours derrière la moyenne, je rivalise au score. Michel joue bien, tente de poser son jeu, la gestuelle est impeccable, pour autant, le résultat n’est pas là non plus. J’ai 7 à la 10ème, 16 à la 20ème, une série de 5 et je me retrouve à 27 à la 33ème. La patience de Michel s’érode et malheureusement, cela se voit sur le tableau de marque. Je traîne un peu, je finis : 22-30 en 38, au final, la performance est là.
À côté, le duel laxovien tourne à l’avantage d’Eric Kremer-Leclaire (30-28 en 33). Damien Queney ressent des difficultés à se régler, quant à Eric, il répond présent et mène 17-7. Damien ne baisse pas les bras, il remonte carambolage après carambolage. La distance de 30 points n’est pas adaptée à une remontada, la dernière ligne droite est plus rapide qu’à 35, c’est psychologique. EKL réussit à gérer et termine à la 31ème. Reprise à suivre, Damien est à 21, il fait le point de départ, 22, et un autre point, un autre,... pour 3, pour 2… et pour 2 :), belle série de 7 qui sauve bien les apparences : 30-28 en 31.

Tour 2 - Contre Eric, je gagne le tirage à la bande, je fais 3 sur le point de départ, c’est bien parti. La machine se grippe, il manque le petit coup de pouce du destin, ça se place mal, derrière, j’ouvre. Je me dis que c’est le début et que la tendance va évoluer au fil des reprises… Que nenni dis Jolly Jumper. Cela va durer toute la partie, je n’ai rien à jouer, je reste bloqué sur des points, la défense d’Eric est bonne et inviolable. Parfois, je sors un point difficile et derrière rien, par contre, le jeu est souvent ouvert pour Eric. Le suspense est tué, vous l’avez deviné, je suis mené mais l’écart n’est pas insurmontable, je me sens capable de retourner la situation, la tactique de la tenaille du chef Chaudard dans la forêt de Machecoul…

- On se bat, on se bat, c'est plutôt qu'on est comme une espèce de poste avancé, quoi. Dans le cas que... comprenez, une supposition, que les Allemands reculent, crac, on est là !
- Pour les empêcher de reculer...
- Non, pour euh..., la tenaille quoi.

Hélas, la tournure du match reste statique, une sensation de frustration m’étreint, le jeu s’éraille, je reste dans le wagon de queue. Je perds 18-30 en 29 avec une série de 3 sur le point d’entrée et un classique sur la fin. Je trouve que je m’en sors bien. 

Sur l’autre table, Damien revit une entame de match comparable, il a quelques reprises pour se mettre dans la partie. Michel est sur les mêmes bases que le tour précédent : impatience, contenue certes. Damien remonte peu à peu. Mais, Michel met un grand coup de marteau : série de 10 et hop à 26. Peu après, le joueur et président de Moyeuvre clôt la rencontre en 30 coups : 30-18.

Tour 3 - Damien n’a pas de chance, je colle au tirage à la bande, je commence, ça va vite : 14-2 à la 11ème. Le jeu se ferme, le laxovien revient, je patiente et j’ai eu raison. Je fais une série de 8, bien construite grâce aux deux choses expliquées au début (ah il y a un fil conducteur à tout ça, c’est construit, il ne faut pas croire). J’ai 27 à la 27ème, je traîne un peu, encore, je gagne 30-20 en 34.
Michel vit à peu près le même match que moi face à Eric. Eric prouve une nouvelle fois qu’il est solide, il remporte son troisième match : 30-13 en 28, dur pour Michel.

Les comptes sont simples. Eric est invaincu et finit la journée à 1 tout pile, bravo ! Je suis avec 0,772, belle performance, je suis content. Des petites améliorations sur la concentration lors de la préparation du coup, éviter de regarder trop le score et surtout les reprises, gérer son impatience. Journée satisfaisante.

Deux autres sammiellois se sont rendus pour le compte de l’autre groupe, à Moyeuvre. Le premier match est le derby de Saint-Mihiel entre Olivier Hatier et Stéphane Leclerc. Olivier prend l’ascendant sur le vice-champion de ligue sortant, après sept défaites consécutives : 30-21 en 43.
Ensuite, Stéphane subit deux défaites, une journée vêtue de points bleus pour le malheureux sammiellois : 30-25 en 37 contre Daniel Maine, une de ses bêtes noires, et première défaite de sa carrière face à Christian Guckert, 27-25 en 45. Le tableau est bien noir en ce repos dominical.
Oliver affronte Jean-Paul Six, pas de quartier entre anciens camarades de club, JP6 afflige une lourde défaite à Oliv : 30-14 en 36. À son habitude, Olivier a une partition sinusoïdale, et la dernière partie est parfaite contre Daniel : 30-27 en 29, série de 6.
Le choc du groupe est entre Jean-Paul et Laurent Weber, ce dernier le vainc 30-26 en 21 et termine premier de la poule avec 0,909 de générale.
Stéphane est en bas de tableau à l’issue de cette journée, Olivier se classe deuxième de la poule avec 0,685, confirmant son niveau juste en-deça de la barre symbolique des 0,700.

Souvenirs, souvenirs

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