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Championnat du Monde - 3-Bandes - 2013

L'arrêt des Agipi Billard Masters sonne un coup d'arrêt dans la marche médiatique et la reconnaissance de notre passion commune. La dernière page de l'auditorium sera pour la phase finale du championnat de France par équipes de clubs 3-Bandes en Division 1, en mai prochain, où les agipiens auront, une dernière fois, à coeur de ramener un nouveau trophée à Claude Fath.

Le carnet de route s'étoffera dans un contexte sorti de l'ABM. C'est la première fois que j'assiste en tant que simple spectateur à une compétition internationale ; et pas n'importe laquelle : le championnat du Monde 3-Bandes à Anvers en Belgique. En tête de l'organisation, un certain Ludo Dielis qui a vu et fait les choses en grand.

Arrivé vendredi, je me place pour suivre les français : Jérémy Bury contre Jung Han Heo et Jérôme Barbeillon face à Frédéric Caudron ; sur une autre table le laxo-suédois Torbjörn Blomdahl et Riad Nady. Jérôme ne trouve pas ses marques et figure parmi les victimes de Fréd durant cette compétition. Torbjörn est hélas transparent, no comment snif. 
Après un match nul face à Michael LohseJérémy doit absolument gagner pour se qualifier. Après avoir été mené 29-16, le français revient. La fin de partie est très serrée et dans ces moments, les sud coréens ont du mal à s'exprimer ; pour autant, Heo clôt la distance : 39-40 en 29. Jérémy quitte la compétition mais gravit une place au classement mondial et retrouve sa 3è place.

Ci-après les faits marquants du reste des matchs de la journée. Eddy Merckx fait le spectacle devant un public conquis, son public l'applaudit et l'acclame, une bien belle ambiance. Nikos Polychronopoulos rélaise 40 points en 12 reprises en à peine une heure, à ce rythme et à ce niveau, le grec est véritablement le plus spectaculaire. Martin Horn inverse sa partie contre Sameh Sidhom, après la pause où il est mené 22-8 à la 6è, la deutsch qualität est au premier plan avec 27 en 5 et le gain du match en 19 coups.

Les huitièmes de finale révèlent déjà des affiches de finale : Caudron-Sanchez et Jaspers-Merckx, les parties tournent à l'avantage de Fréd et de Dick. Le laxo-allemand Horn continue son parcours et montre, démontre toute sa qualité contre Adnan Yuksel : 40-19 en 19, série de 14.Quelques anecdotes fleurissent pendant ce samedi. Le face à face Zanetti et Teran finit en une terrible tragédie, si Javier réussit à revenir, il rate le carambolage final à quatre reprises et les deux hommes se retrouvent aux pénalties. Marco réalise une série qui pourrait bien le mettre à l'abri. Teran se met en place pour la position de départ, géné par un flash d'un appareil photo, l'équatorien se relève puis exécute le point d'engagement, il rate la bille et a le contre. Le photographe fautif fait crépiter son appareil plusieurs fois sous les huées de centaines de spectateurs.

Le match entre Dick et Eddy entre dans l'histoire moderne du billard. Le néerlandais se prépare et lance le coup pour un "tricolore" mais la deux chasse la trois qui rejoint la une. L'arbitre doute et dans le doute, refuse le point ; Dick réfléchit et demande une révision du jugement, Eddy est masqué par Dick eet ne peut aider son éternel camarade d'équipe. Xavier Carrer lance et relance le ralenti sur l'écran géant pour aider l'arbitre ; l'arbitre valide le point, le premier point validé par l'arbitrage vidéo, merci Kozoom. Sur ce point volé alias "the colson shot", Jaspers continue sa série, s'éloigne de son adversaire vers la distance finale.

Les quarts de finale révèlent Alexander Salazar, le stoppeur de Marco. Le colombien m'a impressionné par son jeu précis, posé avec un rythme plutôt rapide ; entre Jaspers et Kasidokostas pour sa lecture de table et Merckx dans son attitude. L'italien était très attentif sur sa chaise, baladé par une défense perpétuelle du panaméricain ; il applaudit souvent son cadet. Le derby grec entre Poly et Kasido tourne en faveur de Filippos : 40-24 en 11. Le jeune grec a été extraordinaire au cours de cette partie, son stress incroyable (tremblement quand il joue, une huitaine de gants jonche la table, des traces de sudations sur le drap) ne l'a pas arrêté. 

Demi-Finale. Frédéric alterne attaque et défense, ce côté défensif est plutôt rare chez le belge ; force est de constater que ses adversaires sont cloués et loin derrière. Devant son public, si Fréd n'en tire directement aucun avantage et inconvénient, ses rivaux sont bloqués, tétanisés. Le jeune et très talentueux colombien, Salazar, est effacé. 
Sur l'autre table, Filippos vainc Dick : 40-35 en 19. La reprise égalisatrice gâche l'explosion de joie du vainqueur, quand le joueur 1 gagne, il est tout en retenu par respect à son adversaire. 

La finale resssemble aux autres matchs de Frédéric : attaque, défense, adversaire apeuré. Quatorze ans après son premier titre mondial à Bogota, Caudron remporte ce championnat du Monde à domicile. Au bord des larmes, le belge inscrit une nouvelle ligne dans son palmarès devant la légende Raymond Ceulemans.

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